CN D Magazine
< >

#13 octobre 26

Édito #13


Alors que les festivals de danse se multiplient, les danseurs, eux, se reconvertissent de plus en plus et de plus en plus tôt. C’est l’un des constats du numéro #13 de CN D Magazine, qui continue de sonder les enjeux du secteur et ses paradoxes. 

Si le secteur traverse une crise – comme le rapporte un grand entretien avec le chorégraphe Boris Charmatz –, la danse reste connectée aux enjeux politiques et sociétaux actuels, que ce soit en abordant le problème des violences sexuelles sur scène ou en interrogeant le manque de représentation des artistes lesbiennes et bisexuelles dans le ballet. Même dans des contextes empêchés, comme en Iran, où la scène contemporaine est confinée à la sphère privée, la danse ne cesse de se questionner et de se réinventer. 

CN D Magazine poursuit ses recherches dans les archives pour mieux comprendre le présent. En témoigne une réflexion sur le terme « danse orientale » qui clôt la série en trois volets « Décoloniser les gestes », déployée sur toute l’année 2026, et un Document insolite explorant la façon dont le Ballet de l’Opéra de Lyon et William Forsythe transforment les codes de la technique classique, grâce à l’analyse d’une série de photographies. 

Quant à la création contemporaine, dans toute sa diversité, elle reste au cœur du projet du magazine. On y découvrira cet automne le britannique Ben Duke, connu pour son style danse-théâtre, la zimbabwéenne nora chipaumire et son approche transdisciplinaire, l’autrichien Michaël Turinksy, adepte de la crip choreography, mais aussi le Pavillon ADC à Genève, QG de la danse suisse, dans une vidéo de la série « États de lieux ».